La vie que je mène si durement à présent
Autour de ce bain, d'ignorance soumise,
Où nage ce monde qui me semble presqu'absent
Qui ne voit pas cette douleur qui dans mon coeur s'est mise.
Il y a dans mon âme une faiblesse troublante
Qui m'empêche de vivre sans en être oppressé.
Chaque jours que dieu fait elle me tue et me hante,
Mon subconscient n'en peut plus de ne pas pouvoir crier.
Libérer toute ma haine, étaler mes secrets,
Profaner le tombeau qui en gardé la clé.
Attraper une main, au passage, qui se tendait vers moi,
La main d'un être à part qui pour m'aider à fait son choix,
Le choix de descendre, d'atteindre le creux de ma vie
Pour enfin entendre ma voix dictant tout mes soucis.
Voulant savoir de moi quel peut être cette faiblesse
Qui à chaque fois que j'y pense de la vie me délaisse.
Alors voilà pour être clair la cause de mes tourments,
Ce sont ces choses que je vois, que mon esprit m'inflige.
Mon pauvre esprit malade qui se meurt tout doucement
Et me fait voir ces ombres qui devant moi se figent.
Trouble et tyrannique avec leurs yeux, m'observant,
Parfois se matérialisant en des hommes, des satyres,
Mais leurs yeux rouge je vois, comme toujours, m'hypnotisant,
Même si je ne les voit pas je les sent qui regardent et respirent.
Et quand semble finir leurs perpétuels persécutions,
Mon âme avide de repos ne peut s'en assouvir,
Car des flash infligeant, fruit de mes visions
Reprennent le relais pour à jamais me faire souffrir.
Personne ne peut savoir que mon esprit me joue des tours
Personne ne peut voir, les souffrances que j'endure
Car les choses que je vois ne me permettent pas de voir autour
Le monde, les autres, ou si sur mon chemin il y a un mur.
Je suis alors une aveugle, une aveugle incomprise
Qui tente pourtant de fuir ses irréels ennemis
Qui cherche à oublier toutes ces images qui gisent
Dans ma mémoires condamné, dans la prison de ma vie.
Mais même si le monde sait de quelle plaie je me meurt
Incomprise je serais toujours malgré mon si dur labeur.
Pour n'affoler personne je serais enfermer à jamais
Pas dans la prison de ma vie, cette fois ci s'en est une autre,
Une cellule, close aux murs froids, psychiatrique si vous voulez.
A jamais incomprise dans mon ombre je me vautre
A jamais je serais seul à croire vraiment en moi,
Je mourrais incomprise, oui, mais sans savoir pourquoi.
06/04/04